Marche sensible : comment choisir mon parcours ?

Cette ressource fait partie du kit pédagogique La marche sensible, dont l’objectif est de proposer un outil/dispositif pour sensibiliser à l’espace, collecter, organiser et traduire des données sur un territoire avec une méthodologie spécifique.

L’encadrant, qui est la plupart du temps l’enseignant, détermine un lieu et/ou un site.
Plusieurs hypothèses viennent ensuite, autour de la question du choix du lieu ou du site :

  • La situation urbaine, péri-urbaine ou rurale sera à prendre en compte, car elle influera les thématiques qui émergeront de la collecte réalisée pendant le parcours. Certains sites peuvent en effet être porteurs d’enjeux citoyens, écologiques, patrimoniaux qui pourront être développés dans un projet interdisciplinaire.
  • Les lieux et sites scolaires peuvent faciliter le travail. Sont-ils déjà connus, pratiqués par les élèves ? Un lieu connu, comme par exemple, l’établissement et ses abords, facilite la mise en œuvre. Il peut permettre de transformer le regard porté sur le lieu ou le site et de lui accorder de l’attention, on va vers une déambulation/observation.
  • Les lieux et sites familiers, traversés par les élèves, dont ils sont usagers, mais qui ne constituent pas leur cadre de vie quotidien, par exemple, quelques rues d’un quartier, un parc remarquable. Les qualités du lieu (architecturales, patrimoniales, écologiques, sociales, etc.) vont influer sur la collecte et les thématiques abordées qui en découleront.
  • Lieux inconnus des élèves, avec des repères identifiables : la découverte prime sur le ressenti. Il est plus difficile de prévoir ce que les « enquêtants » vont retenir.

Ces choix de lieux/sites sont intéressants dans le cadre d’une résidence d’architectes, pour effectuer un diagnostic en vue d’un projet de transformation d’un micro-espace avec les élèves.

Ils peuvent également être le point de départ d’un projet artistique ou d’une recherche pour comprendre l’évolution historique, environnementale, architecturale et sociologique d’un lieu.

Ils permettent aussi d’alimenter et d’enrichir les références des publics afin de faire évoluer leur regard sur leur environnement proche ou lointain, sans pour autant nécessiter de poursuivre par un projet à court terme. L’organisation et la traduction des données seront adaptées en fonction de l’échéance du projet. Les élèves et leur enseignant vont s’approprier la matière de la collecte afin de nourrir des projets à venir.

LES AUTEURS
Olivier Ocquidant est doctorant en sociologie à l’université de Saint-Étienne, au laboratoire « Centre Max Weber ». Il mène une thèse sur les formes sensibles de l’urbanité et anime des ateliers de type marche sensible. Il enseigne à l’université et en écoles d’architecture.
Mireille Sicard, architecte DPLG, CEAA Les métiers de l’histoire de l’architecture, ENSAG est aussi directrice de la Maison de l’architecture de l’Isère et responsable du GT Pédagogie du RMA et chef de projet d’ArchipédagogiE.org. Elle enseigne la médiation de l’architecture à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble.
Sabine Thuilier est architecte, enseignante à l’École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand, et membre associée du Groupe de Recherche en Formation Ressources. Fondatrice et co-directrice artistique de Pixel[13], art(s), architecture(s) et territoire(s), qui développe, depuis 20 ans, créations in-situ et ateliers jeune public ; elle y expérimente la marche, comme acte artistique sur différents territoires.
Valérie Vedrenne est conseillère Architecture, Patrimoine et Musées à la délégation académiques aux arts et à la culture de Grenoble, coordonnatrice du PRÉAC Architecture pour la Région ARA. Elle enseigne les Arts plastiques en établissement du secondaire.

COORDINATION DE LA RESSOURCE
École nationale supérieure d’architecture de Grenoble
École nationale supérieure d’architecture de Saint-Étienne
Canopé Auvergne-Rhône-Alpes
Rectorat DAAC de Grenoble